Les Journées du Livre Corse à Paris - Edition 2009

 

Du Vendredi 13 au Dimanche 15 Novembre
Espace Cyrnéa : 38 Allée Vivaldi, Paris 12ème
01.43.40.13.43

 

Ri-fifi chez les éditeurs Corses.........
Ou les journées du livre Corse - 4ème édition


MERCI à Murielle, Maria, Magalie, Pascale, Danielle, Sylvianne, Isabelle, Nicole, Valérie, Hervé, Ignace, Pierre Jean, Marc et à Philippe dit Fifi « le fils du patron »


Merci à toutes les personnes qui se sont déplacées et nous ont honoré de leur visite.


J'aurais du me douter que cette enquête allait me donner du fil à retordre.
Déjà, nous étions le vendredi 13 novembre 2009, ça s'invente pas. Même si on n'est pas superstitieux, moi je dis que des fois, faut pas jouer. En plus le temps, parlons en de la météo, il faisait un jour à pas mettre un poulet dehors comme disait mon pote Léo, le flic.
Enfin toute cette histoire débutait sur un fond de crise économique, mais attention, mondiale qu'elle était la crise.

Votre serviteur avait signé un contrat pour découvrir quels seraient les deux éditeurs insulaires qui recevraient le dimanche 15 novembre les fameux prix Cyrnéa .
Un pour l'édition en langue française, l'autre pour l'édition en langue Corse. Ça aussi, c'était coton, je me dirigeais vers l'Espace Cyrnéa, 38 allée Vivaldi à Paris 12, avec comme bagage linguistique sept années d'anglais appris à l'école et qui me faisait passer chez les rosbeefs pour un demeuré.

J'arrivais donc sur les lieux et je me retrouvais sur une place de village, avec sa fontaine, ses lampadaires, ses vitrines, ses tables et ses chaises. J'avisais tout de suite qu'au moins je ne mourrais pas de soif.
Je me renseignais tout d'abord sur la liste des suspects. 18. Ils étaient tous là, les éditeurs de l'Île, ma chance continuait ......


ACQUANSU, ALBIANA, A FIORI DI CARTA, ANIMA CORSA, ASSOCIATION CORSICA POLAR, ASSOCIATION MIMORIA BISINCA, COLONNA EDITIONS, DCL, EDITIONS ALAIN PIAZZOLA, EDITIONS CLEMENTINE, EDITIONS DU JOURNAL DE LA CORSE, EDITIONS DU PARC NATUREL REGIONAL DE CORSE, EDITIONS SAMMARCELLI, EDITIONS TERAMO, FORA, LAMARGE, MATINA LATINA & STANTARI.


Bon, fallait commencer quelque part. J'essayais avec Hervé le rossignol, pourquoi un tel surnom ???, je le compris vite lorsque pour me répondre il entonna Oh Catarinéta bella tchitchi.


Je me dirigeais alors vers PJ, pas confondre avec Police Judiciaire, en se frottant la barbe avec la main droite il me dit simplement « Faut que je fasse tout, ici ». Je n'ai jamais compris pourquoi ceux qui se trouvaient autour se sont mis à rire !!!,

et puis il y eut Ignace qui après avoir tiré une bouffée sur sa cigarette me dit « t'es pas d'Evisa, toi »,
Enfin, il y eut ce gars habillé en corsaire, avec un bandeau dans les cheveux. Je demandais à un certain Luccas qui il était et très sérieusement il me dit « Houla ! ça c'est le « fils du patron », je compris que je ne devais pas m'y risquer.


Je jetais un oeil sur les étals qui occupaient tout le pourtour de cette place. L'ensemble de la production annuelle des livres en Corse se trouvait devant mes yeux. Histoire, géographie, bandes dessinées, politique, philosophie, architecture, poésie, essais, romans, biologie, cuisine, etc ......
Il y en avait pour tous et toutes. Mon enquête s'avérait de plus en plus difficile.

 

Le soir arriva, la première journée se terminait mais pas pour tout le monde. Je décidais de rester à la veillée qui débuta sur les coups de 20h00. Ça, c'est le bon côté des enquêtes, une bonne table avec spécialités corses, arrosées de non moins fameux vins corses et pour faire passer le tout, un groupe musical, « Corsology » je crois qu'il s'appelle.

 

Je quittais les lieux vers une plombe du mat. J'en savais pas plus, mais je sentais que j'allais bien dormir, après le petit alcool que le « fils du patron » m'avait offert.

Le lendemain, je décidais de commencer mon enquête en parlant avec les écrivains présents, après tout, sans écrivains....pas d'éditeurs.

Honneurs aux dames, je me dirigeais vers
Marie Josée LOVERINI « L'interdite », Dominique MEMMI «La tentation du corps dans les sciences sociales françaises »,


et puis les messieurs,

Jean Claude ROGLIANO, « Les mille et une nuit de Théodore », Pierre LEPIDI « Héros de la révolution corse », , Archange MORELLI « Une si longue escale », ........


Je n'avais rien appris de ce que je voulais. Et les heures s'écoulaient, j'étais bredouille et je m'acheminais vers l'échec, le premier de toutes mes enquêtes.


Sans désespérer, je me risquais à aller interroger Monsieur Philippe MASSONI, ancien Préfet de Police de Paris qui honorait de sa présence cet évènement culturel. Il me regarda, m'écouta et me dit « vous n'êtes pas d'Evisa, vous », et il continua à regarder les livres.


Cette deuxième journée se terminait et en désespoir de cause, je restais une nouvelle fois à la veillée qui fut une nouvelle découverte de mets, de vins, de musique et du digestif offert par le « fils du patron ».


Le dimanche 15, il ne me restait que quelques heures pour connaître les deux lauréats. Il fallait que je tente le tout pour le tout. J'arriverais peut être à soudoyer un des membres du jury, et pourquoi pas ???............


Je prenais donc connaissance de la liste : Jean Baptiste PREDALI, écrivain, romancier, journaliste à France Télévision, et Président, André CAMPANA, journaliste producteur de presse écrite et de télévision, Ange MEZZADRI, essayiste, directeur de collection littéraire, Hervé BATTINI, écrivain, Ignace CECCALDI, écrivain, Pierre Jean ANDREI, Président de Radio-Pays (FM 93.1), Luc CRESTINI, Vice Président des « Amis de Radio-Pays ».

Pourquoi, j'ai encore l'impression que toutes ces personnes m'ont parlé de tout, sauf de ce qui m'intéressait.
A 16h00, ils se sont retirés dans un lieu secret pour délibérer et en même temps, je savais que je pouvais me retirer des enquêtes.
A 18h00, le Président du jury Jean Baptiste PREDALI, annonçait les vainqueurs.
Prix Cyrnéa de l'édition en langue française STANTARI, récompensant ce magazine pour son modernisme et son effort de vulgarisation du travail des scientifiques vers un large public.
Prix Cyrnéa de l'édition en langue Corse A FIORI DI CARTA, édition confidentielle, présente pour la première fois aux Journées du Livre Corse de Paris et, qui cette année ont édité six petits ouvrages en langue corse.
Je n'avais pas réussi à faire parler qui que ce soit. Devant mon apparent désarroi, Fifi, le « fils du patron », m'offrit un remontant et en me regardant droit dans les yeux, il me dit : « Je le savais, moi, que c'était eux les lauréats, mais personne m'écoute ! »


Dehors, il pleuvait, la crise était là, tout avait commencé un vendredi 13, je remontais le col de mon imperméable, je partais en sifflant, me promettant de revenir l'année prochaine............mais certainement pas pour mener une enquête. Ça, pour sur, je reviendrais les 14, 15 et 16 novembre 2010.

Luc CRESTINI


Jean-Baptiste PREDALI, Président du Jury,


« Je considère que ces 4ème Journées du Livre Corse à Paris sont plus qu'utiles tant elles permettent à la fois de faire un état des lieux de la production éditoriale corse et de donner un coup de projecteur à des démarches intéressantes.
J'ai participé avec plaisir au Jury et donc le choix s'efforce encore une fois à mettre en évidence des aventures éditoriales et aussi des aventures humaines et des aventures du savoir ».

Cela s’est passé comme ceci………..